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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 09:11

 

 

Peu de temps après que DEBKA ait diffusé une vidéo spéciale sur l’élargissement du cercle de la guerre de la Syrie, Moscou a annoncé mercredi, le 26 juin, que l’évacuation qui avait commencé vendredi de tout le personnel militaire et diplomatique de la Syrie était désormais complet, y compris la base navale russe de Tartous.

« La Russie a décidé de retirer son personnel en raison des risques du conflit en Syrie, ainsi que la crainte d’un incident impliquant les forces armées russes qui pourrait avoir des conséquences plus importantes », a déclaré un responsable du Ministère de la Défense à Moscou.  Il a souligné qu’une force navale de 16 navires en Méditerranée orientale reste en poste et les livraisons d’armes, notamment des armes anti-aériennes, continueraient vers le gouvernement syrien en accord avec les contrats précédents.


La confrontation sourde entre les présidents Vladimir Poutine et Barack Obama lors du sommet du G8 en Irlande du Nord, la semaine dernière, a condamné la Syrie à cinq mois d’escalade et à une guerre vicieuse sans solution, jusqu’à ce que les deux dirigeants se réunissent à nouveau en septembre.

Pour l’instant, les esprits s’échauffent entre Washington et Moscou sur la Syrie et sur d’autres choses également, notamment l’insaisissable fugitif américain Edward Snowden.


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Les observateurs du renseignement américains et israéliens voient la crise syrienne entrer dans sept phases inquiétantes :

1. Un bain de sang de cinq mois centré sur la bataille pour Alep, une ville de 2,2 millions d’habitants.

L’armée syrienne, avec l’aide de ses alliés, et une opposition entièrement mobilisée lanceront toute leur puissance humaine et leurs armes pour remporter la ville.  Les experts militaires ne s’attendent pas à ce que les rebelles puissent résister aux forces de Bashar al-Assad au-delà de la fin du mois d’août.

2. Aucune des deux parties ne dispose de suffisamment de puissance humaine ou d’armes pouvant changer le jeu pour gagner la guerre purement et simplement.

C’est, sauf si les présidents Obama et Poutine interviennent pour changer la balance.

3. Les États-Unis et la Russie sont prêts pour une plus ample intervention militaire dans le conflit jusqu’à un point « juste à court » d’un affrontement militaire sur le sol syrien, ou ailleurs au Moyen-Orient. 

Les analystes du renseignement américain ont jugé Poutine prêt à aller jusqu’au bout sur la Syrie contre les États-Unis, sans restriction.

 Le président russe a, quant à lui, délibérément aiguillonné Washington et fait augmenter la température en jouant à cache-cache avec l’ancien entrepreneur de la NSA, Edward Snowden, accusé d’espionnage pour le vol et les fuites de renseignements classifiés.  Aux États-Unis, il est considéré soit comme un traître ou un dénonciateur courageux.

Pendant plusieurs heures, Snowden a disparu entre Hong Kong et Moscou, jusqu’à ce que le président russe ait admis qu’il était enfermé dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou et qu’il ne serait pas extradé par la Russie vers les États-Unis.

4. L’Iran, le Hezbollah et l’Irak imposeront également leur présence probable sur le champ de bataille.

5. Une violente rencontre est sur le point de se produire entre les Chiites du Moyen-Orient qui affluent en Syrie pour sauver le régime de Bashar al-Assad aux côtés de la Russie, et les forces rebelles à majorité Sunnite soutenues par les États-Unis.

Cela pourrait saborder les négociations secrètes des États-Unis avec l’Iran sur son programme nucléaire, qui ont été soutenues par l’élection du pragmatique Hassan Rouhani comme président de l’Iran.

6. La Conférence Genève-2, pour une solution politique à la crise syrienne, est bel et bien morte.  Moscou et les États-Unis sont divisés par des problèmes de principes insurmontables, comme le départ de Bachar al-Assad et la représentation iranienne.

7. Tant que la diplomatie reste coincée dans la boue, les perspectives d’une guerre régionale s’étendant à l’extérieur du conflit syrien sont en hausse.  L’Iran, Israël, la Jordanie et le Liban peuvent y être entraînés à n’importe quel moment, si ce n’est pas déjà fait, comme pour le Liban.

Par exemple, une petite erreur par l’une des parties impliquée dans le conflit syrien pourrait déclencher des représailles israéliennes et un énorme débordement de grandes violences.

 

 

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